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~ƴ~

Quinze ans j’aurai vécu sans jamais la revoir ;
Mais je ne souffre plus ! Je l’imagine heureuse,
Abandonnée au flot qui l’entraine, amoureuse
Et livrant son corps souple au conjugal devoir
 
Libre de toute peine, aux temps de solitude :
Je sens son regard clair, le velours de ses yeux,
Dociliser l’amant, puis, le rendre joyeux…
Quand dorment mes ennuis et ma lente habitude !

Ainsi, sous la dentelle, un Charme demi-nu
Me sourit, chaque nuit, dans les neiges d’un songe
Où désormais persiste et toujours se prolonge :
Un bonheur fugitif, grâce à elle obtenu.

~ƴ~

© Yánnučój WĄTESŻĄ 18/06/2019

Poème protégé par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire [ version consolidée au 11 mai 2017 ] Reproduction interdite sans autorisation écrite de l’auteur.

12 réflexions sur “Ma moitié d’âme

  1. chez moi je danse complètement nue, c’est encore mieux. L’imaginer heureuse, c’est le début du bonheur. Et ne plus en souffrir, c’est qu’il fut un souffre-douleur. Et ne plus en souffrir, pourtant, c’est dire que le bonheur et la douleur l’attendent encore… et encore.

    1. Les hommes n’ont ni la vaillance ni le le ressort moral des femmes, tu le sais bien !

      Un grand et chaleureux merci pour ton intervention ici, Milena, on ressent à travers tes mots toute ta générosité de cœur et ta force de caractère… Tentatrice !

      Des bises

      p.s. : mon besoin de consolation n’est pas impossible à rassasier…

    1. J’apprécie grandement la bonté de tes raisonnements, Manouchka, tes paroles produisent un bel effet.
      Un grand merci et un bon jour à toi, avec mes affectueuses cordialités.

  2. Nos histoires du passé sont toujours là, quelque part… parfois elles s’imposent au premier plan. Leurs héroïnes sont toujours nos amies, pour peu que l’on ait compris quelque chose à la vie.
    J’aime toujours tes mots, Yannucoj, ils portent si bien les sentiments ressentis !

    1. J’aime beaucoup cette idée reçue selon laquelle le bonheur n’est accessible qu’à ceux qui vivent dans le temps présent.
      Prendre pour soi ce que l’autre nous a donné, ne garder en mémoire que les moments heureux, fermer la porte pour en ouvrir une autre avec des clés toutes neuves. C’est la morale de cette histoire, en effet.

      Merci beaucoup pour le regard porté sur ces lignes de poésie, j’apprécie.
      Bien amicalement.

  3. C’est incroyable à quel point ton texte me rappelle une histoire perso… Si en plus tu te prénommais Marc, j’en resterais sans voix.
    Je me fais rare ces temps sur mes blogs (et ceux de mes amis blogueurs) alors j’essaie de prendre le train en marche ou plutôt de rattraper mon retard de lecture 🙂
    Mais reviendra le temps de me replonger dans le blog-monde.
    Biz et amitié. A bientôt !

    1. Hé bien, disons que la poésie ça peut servir aussi à partager des expériences et générer des émotions intenses !
      Ha, si tu te prénommais Marie et que j’étais charpentier… rires !

      Bon, là je vais entrer dans ma torpeur estivale, moi aussi, cette période de l’année étant traditionnellement plus propice aux activités de plein air.

      Plein de bons sentiments, des chaleureuses bibises.

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