Ma moitié d’âme

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Quinze ans j’aurai vécu sans jamais la revoir ;
Mais je ne souffre plus ! Je l’imagine heureuse,
Abandonnée au flot qui l’entraine, amoureuse
Et livrant son corps souple au conjugal devoir
 
Libre de toute peine, aux temps de solitude :
Je sens son regard clair, le velours de ses yeux,
Dociliser l’amant, puis, le rendre joyeux…
Quand dorment mes ennuis et ma lente habitude !

Ainsi, sous la dentelle, un Charme demi-nu
Me sourit, chaque nuit, dans les neiges d’un songe
Où désormais persiste et toujours se prolonge :
Un bonheur fugitif, grâce à elle obtenu.

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© Yánnučój WĄTESŻĄ 18/06/2019

Poème protégé par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire [ version consolidée au 11 mai 2017 ] Reproduction interdite sans autorisation écrite de l’auteur.

Haïkus tirés (par les cheveux)

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Du monde au balcon !
Cupidon à l’arc bandé
Fait pâlir la lune.

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Papillon de nuit
En quête de miel butine
La fleur évasée.

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Lèvres entrouvertes,
Je susurre le Sésame
Pour entrer dans l’antre.

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Allées et venues
Chez la voisine d’en face :
Le minou ronronne.

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© Yánnučój WĄTESŻĄ 10/06/2019

Haïkus protégés par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire 

Sonnet dans une langue inconnue

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Chaśovẹtō dvõri gührlí mạbelkaza
Doğulchåli, tŭra, odạshti izpiśane,
Y’a dišbù ečega pāyå vøriš, ūśane :
Siḍimbîcøu yārvil, ändùm mîstekaza

Volčé srèdiš čeğa dvøriša tākaza,
Küta uwéṣekí, vízcō, órák naśane :
Zûté çi urupå tövdø ýuñíğiśane,
Ô verfèt õkî og ; prádạb ān hêmkaza !

Châszý śiyèh eṣñen, og yōhà, pádøhàle,
Ąg’otzï é jikå, chūshiśyaharū !
Wøn odí šubø iṣ ; ýuṭā ptí iḍāhàle

Sé çi ník záběry, añẹuj ô tiharū !
— Eins úrum ā štítóz, rinük úr çé märnire —
Ąg’ozï üstloğind, hørğalardi fíhnire.

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© Yánnučój WĄTESŻĄ 07/06/2019

Poème protégé par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire [ version consolidée au 11 mai 2017 ] Reproduction interdite sans autorisation écrite de l’auteur.

Cirilla

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Nul n’ose imaginer un don plus précieux :
En Cirilla, un charme étrange et redoutable
— Excitant, puis calmant, infrangible, indomptable —
Fait ployer tout orgueil, ensorcèle les yeux !

C’est la fragilité autant que la puissance
D’un cœur languide, où saigne un lys, rouge de feu !
C’est un regard mouvant, tantôt noir, tantôt bleu,
(Ou les deux à la fois) plein d’occulte luisance !

C’est aussi une main qu’il est bon d’effleurer,
Lui confessant l’émoi et la lente attirance !
Doux-ardent comme un soir imprégné d’espérance :
Le charme, en Cirilla, se plaît à demeurer.

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© Yánnučój WĄTESŻĄ 02/06/2019

Poème protégé par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire [ version consolidée au 11 mai 2017 ] Reproduction interdite sans autorisation écrite de l’auteur.