En ma Tour d’ivoire

~ƴ~

20190805.gif

~ƴ~

Immuable, au balcon de ma Tour ivoirine :
Je subis mille assauts, debout dans mon orgueil,
D’oppressants papillons (en noir tulle de deuil)
Ivres-fous d’élégies en langue mandarine

Je demeure à l’écart ; Muses, pardonnez-moi
Si, en proie à pleine âme aux langueurs de l’absinthe :
Je blanchis mainte nuit dans un grand labyrinthe
Où mon cœur ne bat plus ; ne sentant nul émoi !

Triste, je me souviens qu’une femme d’Asie
Fit asservir mes sens aux appels du levant ;
Et loin de tout désir, j’exorcise, en rêvant
D’un jardin gemmiforme en fleurs de poésie…

C’est que j’aime toujours, comme aux temps les meilleurs,
La brune au corps de marbre (inconquise et pudique)
Qui mêlait à la braise, harmonie et musique !
Son regard tantalique, à présent, luit ailleurs.

~ƴ~

© Yánnučój WĄTESŻĄ 09/05/2019

Poème protégé par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire [ version consolidée au 11 mai 2017 ] Reproduction interdite sans autorisation écrite de l’auteur.