L’éden aboli

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crédit image : juliendouvier.com
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C‘est avec mon bien-être autant qu’avec le feu
Qu’elle joue, ajoutant au joug de mes pensées
D’affreux rires sans gêne ; et réprimant ce vœu :
Pallier mes douleurs aussitôt commencées !

Parce que son bonheur chérit la liberté,
Elle émigre, faisant du nid qui nous abrite :
Un éden aboli, nu, tari, déserté,
Vieux jardin fatigué, que la chlorose habite

Et tout semble éloigné, pour lors que je suis seul ;
Car l’Espoir est vaincu de surseoir à l’absence !
Par ce jour expirant, je lui tisse un linceul…

Avec plus de regrets qu’au temps de sa présence.

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© Yánnučój WĄTESŻĄ 05/03/2019

Poème protégé par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire [ version consolidée au 11 mai 2017 ] Reproduction interdite sans autorisation écrite de l’auteur.