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Souvent je réintègre, assoupie et tranquille :
La chambre inoccupée où rien n’est dérangé ;
Je m’y laisse charmer, à l’écart de la ville,
Et nourris mes regards du décor inchangé
Mes yeux vont au miroir où je vois, mélangé
Au parfum qui m’arrive à travers l’ombre chaude :
Le grand jardin fleuri, de lumière frangé,
Tout resplendissant d’or, de nacre et d’émeraude
Et mon Passé revient, à pas lents (comme en fraude)
Ressusciter ma vie à son commencement,
Rentrer dedans mon corps ma jeune âme en maraude ;
Puis, je me sens au cœur un bref embrasement
Pensif en m’en allant, je songe sans souffrance :
Au monde arc-en-ciellé de mon heureuse Enfance.
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© Yánnučój WĄTESŻĄ → 15/02/2019
Poème protégé par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire [ version consolidée au 11 mai 2017 ] ⇒ Reproduction interdite sans autorisation écrite de l’auteur.